Le sol est la base de toute production agricole. Pourtant, dans de nombreuses régions, il est de plus en plus dégradé, appauvri et fragile à cause des pratiques intensives et de l’usage excessif d’intrants chimiques. La gestion intégrée de la fertilité des sols apparaît comme une solution durable pour nourrir les plantes, améliorer les rendements et préserver les écosystèmes.
✅ Qu’est-ce que la fertilité d’un sol ?
Un sol fertile est un sol capable de fournir aux plantes :
- les nutriments essentiels (azote, phosphore, potassium, oligo-éléments),
- une bonne structure physique pour le développement des racines,
- et une vie biologique riche (microorganismes, vers de terre, champignons bénéfiques).
👉 La fertilité n’est donc pas seulement chimique : elle est aussi physique et biologique.
🌍 Pourquoi une gestion intégrée ?
La gestion intégrée combine différentes approches complémentaires :
- Apports organiques (fumier, compost, résidus de récolte) pour nourrir le sol.
- Engrais minéraux utilisés de manière raisonnée pour combler les déficits.
- Légumineuses et engrais verts pour enrichir naturellement le sol en azote.
- Agroforesterie et couverture végétale pour protéger et régénérer les sols.
Cette approche permet de réduire la dépendance aux engrais chimiques importés et de restaurer la santé du sol sur le long terme.
🌱 Pratiques recommandées
- Compostage et fumure organique : recyclage des déchets organiques en fertilisants riches.
- Rotation et diversification des cultures : éviter l’épuisement du sol par une même culture.
- Paillage et couverture végétale : limiter l’évaporation et enrichir le sol en humus.
- Agroforesterie : associer arbres et cultures pour améliorer la structure du sol et capter les nutriments profonds.
- Usage raisonné des engrais minéraux : complément utile mais uniquement en doses adaptées.
💡 Exemple concret
Au Burkina Faso et au Niger, des paysans ont adopté les techniques de cordons pierreux et de zaï (trous fertilisés avec compost et fumier). Résultat : des terres jugées incultivables sont redevenues productives, avec des rendements en mil et en sorgho multipliés par deux ou trois.